Mademoiselle (2016), de Park Chan-Wook

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Crédits image : The Jokers/Bac film

Ce film, sorti le 2 novembre, est une expérience à part. L’histoire semble suivre l’arrivée d’une jeune coréenne au service d’une riche japonaise. Il est rapidement révélé que la servante cherche à voler sa maîtresse à l’aide d’un complice. C’est ce que la bande annonce semble annoncer et c’est le début du film. Sauf que le réalisateur prend un malin plaisir à manipuler les événements et vous promène tranquillement tout au long du film selon son bon plaisir. Je ne révélerai pas l’intrigue pour ceux qui veulent voir le film car c’est une expérience à vivre.

L’esthétique du film est ce qui m’a le plus touchée : Park Chan-Wook maîtrise chaque plan à la perfection avec un jeu sur la composition de l’espace et des couleurs splendide que même une néophyte telle que moi a pu remarquer.

Je préfère prévenir c’est un film dérangeant, mais beau et c’est cette beauté qui permet d’accepter ce qui nous est conté. Ce n’est pas seulement la beauté des personnages mais de l’esthétique entière, de la manière même dont nous est montré le déroulement des événements.

Le réalisateur maîtrise son récit et avec une grande qualité de narration suggère plus qu’il ne montre. Il y a quand même des scènes qui peuvent être dérangeantes, sexuelles et violentes. Cependant elles s’inscrivent dans la logique du film et apportent de la matière au récit. Les bâtiments, les personnages, les dialogues, tout prend peu à peu son importance. Ce qui semble anodin devient lourd de sens sans que vous ne vous en rendiez compte.

Le film s’organise en trois parties. La première sous le regard de la servante, la deuxième sous celui de la maîtresse et la troisième sert de dénouement au tout. Comme un tableau pointilliste, ce n’est qu’en avançant dans le film que l’on s’éloigne pour voir le tableau dans son entier et comprendre enfin ce qui nous est présenté.

Il est rare, je pense, de trouver un film qui ne cherche pas à nous influer un quelconque message. Il n’y a ici ni bien ni mal. Tout est affreux, tout est splendide. C’est avec une grande subtilité que cet équilibre est conservé.

Ce film m’a bouleversé et j’espère que mon article vous aura donné envie de le voir, ou au moins rendu curieux.

Anaïs


 Plus d’informations : MADEMOISELLE_120.indd

Mademoiselle, par Park Chan-Wook, avec Kim Min-Hee, Kim Tae-Ri, Jung-Woo Ha. En salle depuis le 2 Novembre 2016 (2h25), interdit au moins de 12 ans.

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