Le musée de l’Ancien Evêché à Grenoble

A proximité de la place Notre-Dame, le Musée de l’Ancien Evêché se situe au cœur même du vieux centre de Grenoble. Depuis sa création en 1998, le musée retrace l’histoire de l’Isère au moyen d’un parcourt chronologique allant de la préhistoire jusqu’au XXe siècle. Il propose aussi de découvrir les restes d’un baptistère paléochrétien du IVe siècle. Des sous-sols de Grenoble à l’ancien palais des évêques, petite visite guidée.

Le baptistère de Grenoble

Après avoir récupéré nos billets à l’entrée du musée, bien que celui-ci soit gratuit pour tous, revenons sur nos pas et passons à gauche de la porte d’entrée. Descendons les escaliers. Nous longeons à présent les vestiges de l’enceinte gallo-romaine de la ville de Cularo. Poussez la porte vitrée et pénétrez dans cette atmosphère un peu froide qui rappelle celle d’une grotte. Vous vous trouvez à l’extérieur de la cité fortifiée dont vous pouvez découvrir des maquettes sur votre gauche. Après quelques mètres et la lecture d’un panneau qui vous apprend entre autres que Cularo fut renommée Gratianopolis sous le règne de l’empereur romain Gratien et devint Grenoble par la suite, faîtes quelques pas sur une grille métallique : vous êtes en train d’emprunter la porte piétonne qui, au IIIe siècle, menait à la ville de Cularo. Embrassez à présent d’un regard l’ensemble de la crypte, le baptistère est juste devant vous.

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Le baptistère © Musée de l’Ancien Évêché

Laissons-le ici pour l’instant et remettons-nous en marche. Déjà votre regard est attiré par deux maquettes. Elles représentent le baptistère tel qu’il était au Ve, puis au Xe siècle. Éloignons-nous et poursuivons notre chemin en passant près d’une vitrine présentant quelques objets remarquables trouvés lors des fouilles. Notre parcours parmi les vestiges de Cularo est à présent terminé. Passons cette seconde porte vitrée et ressortons.

L’ancien palais des évêques

Le bâtiment dans lequel nous nous trouvons est l’ancien palais des évêques. Les collections du musée y sont aujourd’hui exposées. Montons ensemble au premier étage. Vous voici accueilli par Alexandre, ou plutôt par ce qu’il reste de son crâne. Alexandre a 11 000 ans. C’est le plus vieil ossement humain trouvé en Isère.

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Alexandre a 11 000 ans

Passé le premier moment de surprise, vous pouvez maintenant découvrir à cet étage des objets trouvés un peu partout en Isère et datant de la préhistoire pour les plus anciens. Le parcours est ponctué de maquettes très soignées proposant des reconstitutions de ce que pouvait être l’habitat dans la région à différentes époques. N’oubliez pas de regarder les murs, derrière les vitrines. Vous pourrez découvrir des éléments architecturaux qui ont été gardés dans leur état d’origine. Si la plupart des cartels vous propose des explications sur les collections exposées, vous en trouverez dans chaque salle un qui vous présente la pièce dans laquelle vous êtes.

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La première salle du musée et l’une de ses maquettes représentant l’habitat dans les alpes pendant la préhistoire

Longeons à présent ce couloir qui présente des productions en métal iséroises de l’Âge du Bronze et de l’Âge du Fer. La grande salle dans laquelle vous entrez est dédiée à la période gallo-romaine. Tout de suite sur votre gauche se trouve la mosaïque aux perruches. Elle date du IIe siècle et a été trouvée à Saint-Romain-en-Gal.

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La mosaïque aux perruches, IIème siècle, trouvée à Saint-Romain-en-Gal

Contournez-la et découvrez d’autres objets gallo-romains. Ne passez pas sans vous arrêtez devant ces superbes maquettes. L’une d’elle propose une reconstitution de la Vienne gallo-romaine et l’autre représente la villa de Gilly-sur-Isère.

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Petit aperçu de la salle gallo-romaine

Il est à présent temps de monter au deuxième étage. Saviez-vous que cet escalier d’honneur date du XVIIe siècle ?

Nous voici à peine arrivés dans la salle du Moyen-Âge que déjà vous vous dirigez vers la vitrine centrale. Un curieux casque rose fluo, comme une tâche au milieu de la salle, retiens votre attention.

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Salle du Moyen-âge et casque de Vézeronce

Rassurez-vous, il s’agit d’un moulage. C’est le casque dit « de Vézeronce » ou « de Clodomir », l’une des pièces centrales du musée. Il date du début du VIe siècle. Si c’est une réplique qui se trouve dans la vitrine, c’est parce que l’original est exposé au Musée de Cluny, à Paris, dans le cadre de l’exposition Temps mérovingiens, trois siècles d’art et de culture en Gaule, il sera de retour ici en février 2017.

Nous n’avons hélas pas de chance aujourd’hui, nous ne pouvons accéder à la terrasse dominant la place Notre-Dame. Heureusement pour vous, votre guide a une ou deux photographies à vous montrer.

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Ce motif en pierres blanches reprend la forme du baptistère qui se situe juste quelques mètres en-dessous
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L’étroit passage gris au milieu des pierres blanches représente l’entrée piétonne de la ville au IIIe siècle, le passage plus large au-dessus représente l’entrée de la ville pour les attelages

Les salles suivantes présentent l’Isère à l’époque moderne. Admirez les tableaux et les objets exposés tandis que les panneaux vous relatent les guerres de Religion dont Grenoble a beaucoup souffert car ses élites étaient protestantes.

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Salle du XVIIIe siècle

Tandis que le duc de Lesdiguières pacifie la province du Dauphiné, descendons l’escalier, direction le XIXe siècle. De nombreux objets sont exposés dans cette salle, vous peinez à en reconnaître certains. En plus il n’y a pas de cartels ! Retenez cette exclamation agacée, il y a plus amusant que des cartels. Sortez de son présentoir l’une de ces larges plaquettes. La silhouette de tous les objets présents dans la salle y est représentée. Il n’y a plus qu’à faire le tour des deux vitrines pour tous les identifier. Quand vous aurez terminé, pensez à jeter un coup d’œil à l’imposant mur de tableaux. Le même système de plaquette vous permet d’en connaître les titres et les peintres.

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Salle du XIXe siècle © Denis Vinçon

Notre visite approche de son terme. Au passage, observez la façade aux baies géminées que nous longeons. Seule une colonne et un pilier sont d’époque, le reste a été reconstitué.

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Façade aux baies géminées

La salle suivante est consacrée au XXe siècle. Aucun objet n’y est exposé. Asseyons-nous un moment et profitons du film de Denis Vedelago qui retrace l’histoire de ce siècle.

A présent, redescendons au rez-de-chaussée. Si les maquettes vous ont manquées, admirez donc celles de cette avant-dernière salle qui représentent les différentes évolutions du palais des évêques de Grenoble.

La dernière salle vaut le détour, tant pour son architecture que pour les objets qui sont exposés, tels que la crosse de l’évêque. Admirez-la seuls et, quand vous aurez terminé, vous pourrez venir vous reposer dans le jardin du musée où vous pourrez jouir d’une vue sur la Bastille et admirer l’exposition temporaire des photographies de Yann de Fareins sur le thème L’Isère, à la limite, jusqu’au 15 décembre.

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Vue sur la Bastille au loin, depuis le jardin © Musée de l’Ancien Évêché
Informations complémentaires :Site internet du Musée : http://www.ancien-eveche-isere.fr/
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