Les amants de Nohant au théâtre Ranelagh

Le théâtre parisien Ranelagh propose cette année encore la pièce Les Amants de Nohant, contant la relation de George Sand et Frédéric Chopin, vue à travers les souvenirs de la fille de George Sand. Une pièce musicale émouvante. 11 représentations prévues d’octobre à mars.

Si George Sand est connue pour ses nombreux amants dont Alfred de Musset, elle a vécu une longue relation de neuf ans avec Frédéric Chopin. La pièce s’ouvre sur Solange, fille de George Sand alors que sa mère vient de mourir et qui se plonge dans les carnets et lettres de sa mère pour nous faire découvrir la relation qui unissait sa mère à Chopin.

Leur histoire est illustrée par des morceaux au piano du compositeur, composés durant cette romance.  Le récit est subjectif puisque conté par la fille de George Sand, expliquant ses relations conflictuelles avec sa mère et sa tendresse pour Chopin.

les-amants-de-nohant.2665.image.0x1200.jpgDes jours de bonheurs dont se souvient Solange jusqu’à la mort de Chopin quelques années après sa séparation avec l’écrivaine, Solange explique les événements qui ont inspiré les morceaux de Chopin, mêmes morceaux joués par un pianiste sur scène, parfois accompagnés au chant.

Les souvenirs et lettres de la mère de Solange, George Sand, semblent révéler une femme qui n’a point su apprécier l’amour que lui portait Chopin, qui préférait une compagne de discussion, une amie, une mère à une amante. Solange se souvient d’un homme qui lui portait une grande affection quand sa mère préférait son frère. Malgré la vision de notre conteuse, peu à peu se présente à nous une histoire d’amour destinée à échouer à cause des personnalités trop différentes de Sand et Chopin. L’anecdote de leur portrait ensemble déchiré et séparé semble annonciateur de leur séparation.

Nohant c’est le domaine de George Sand où semble-t-il, Solange ait les meilleurs souvenirs de son enfance, présenté comme un lieu idyllique par tout ceux qui y séjournent, en particulier lorsque Chopin y était.

La mise en scène est élégante, les intermèdes musicaux font réfléchir sur le récit que nous avons entendu et introduisent une ambiance, de la légèreté d’une valse à la lugubrité de la marche funèbre. Lorsque l’actrice parle en même temps que le piano joue, le mot est placé sur la musique pour amplifier le propos et amène à une apothéose terrible résumant la relation de Chopin et Sand.

Une belle histoire d’amour nous y est conté. On en ressort ému, après avoir été embarqué d’une vie idyllique jusqu’à une successions de tragédies.

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