Les Découvertes du disquaire #2

« La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. » – Stendhal

  La musique a toujours été un fantastique moyen de faire passer des émotions, que ce soit la joie, la tristesse ou encore la colère. C’est un formidable outil de communication. Et si un genre bien particulier s’attache à transmettre de nombreuses émotions, il s’agit bien du blues et de ses différentes aspirations.

  Après vous avoir donné un aperçu du monde du post-metal et du metal alternatif, préparez-vous à plonger dans un tout autre univers : celui du blues.

Quinn Sullivan

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Démarrons sans plus attendre avec l’enfant prodige du blues : Quinn Sullivan

Rapide biographie

  Quinn Sullivan est un tout jeune guitariste né en 1999 à New Bradford, Massachusetts. Il y a de ces individus qui sont nés pour faire de la musique et Quinn Sullivan en fait partie. A seulement 3 ans il débute des cours de guitare et jouera par la suite avec le « Brian Cass of the Overclock Orchestra » ou encore le « Toe Jam Puppet Band », deux groupes réunissant des enfants.

  Et c’est à l’âge de 6 ans que le petit prodige se fait connaître grâce à son apparition au sein du Ellen DeGeneres Show mais surtout, lorsque Buddy Guy himself lui propose de monter sur scène et de jouer avec lui lors de son concert au Zeiterion Theater de New Bradford. Il devient par la suite le protégé de ce dernier et ne cessera de jouer avec lui. Buddy Guy ira jusqu’à dire de Quinn Sullivan la chose suivante : “Players like Quinn come along once in a lifetime » (« Des guitaristes comme Quinn ne se trouve qu’une fois dans une vie »)

  Plus rien n’arrête le jeune virtuose. Il jouera avec B.B King, Carlos Santana, Joe Bonamassa, Billy Gibbons ou encore Los Lobos.

Sonorités 

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  Quinn Sullivan nous propose un blues très complet et provenant d’inspirations variées. On pourra retrouver des morceaux très groovy comme « Something for me » où l’on entend très facilement les inspirations puisées chez Joe Bonnamassa ou Buddy Guy. Comme des morceaux beaucoup plus doux, notamment « Big Sky » qui sera non sans rappeler Henrik Freischlader. Le jeune homme qui aura 19 ans cette année a déjà tout d’un artiste complet.

Son dernier album « Midnight Highway » est empreint de nostalgie et d’amour comme l’on peut le remarquer dans « Crazy Into you » :

You’re the one thing that can make me lose my mind

But I love everything that you do

I’m not crazy, I’m just crazy into you”

Ou encore dans « Tell me I’m not dreaming »

“Tell me I’m not dreaming

If I’m dreaming I don’t wanna wake up

I got a crazy feeling

[…]

I’m falling in love

And tell me I’m not dreaming

Le tout sublimé par des sonorités langoureuses et groovy. Un cocktail idéal pour passer un très beau moment de musique.

Avec 3 albums déjà sortis, il est certain que la belle histoire de Quinn Sullivan ne fait que commencer.

Quelques morceaux 

Peter Green

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  Après avoir découvert la fougue du jeune Quinn Sullivan, attardons-nous sur l’expérience de Peter Green.

Rapide biographie

  Né en 1946 à Londres, Peter Green est un des piliers du blues anglais. Co-fondateur du très célèbre groupe Fletwood Mac, ayant joué avec John Mayall au sein de ses « Bluesbreakers ». Peter Green est considéré par ses pairs comme l’un des guitaristes les plus talentueux de sa génération. Ses talents ont notamment été loués par Eric Clapton et Jimmy Page. Comme le dira B.B King : « He has the sweetest tone I ever heard; he was the only one who gave me the cold sweats»

  Nombreux seront ses morceaux repris par des musiciens talentueux. On peut citer Carlos Santana qui immortalisera « Black Magic Woman ».

  Malgré un talent à toute épreuve et un jeu si caractériel, le musicien souffrira de son statut de star naissante et sombrera dans les paradis artificiels. Sa santé se détériorant, il se verra contraint d’arrêter la musique et de quitter Fletwood Mac dans les années 70s.

  Il tentera un retour sur scène dans les années 1990 en fondant le « Splinter Group » poussé par son ami Nigel Watson, cependant le groupe s’arrêtera en 2005 des suites d’une dispute avec ce dernier.

  Depuis 2009, Peter Green remonte sur scène et continue de timidement se produire. Il a cependant perdu beaucoup de technique.

Sonorités 

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  On retrouve dans le jeu de Peter Green des influences de Gary Moore dans ses envolées de soliste (comme dans « Supernatural »), de Joe Perry d’Aerosmith ou encore d’Andy Powell de Wishbone Ash. Son jeu aux phrases pleines de légèreté et plongeant dans des tonalités mineures propres au blues est un plaisir pour les oreilles et saura ravir les fans de blues.

  Si l’on devait retenir deux albums il s’agirait surement de son premier album sorti en 1979 intitulé « In the skies » ainsi que la compilation qui a été effectuée pour célébrer le « Peter Green Splinter Group » sortie en 1996.

  Dans le premier, on retrouve de nombreuses sonorités tirant vers la funk sur « Funky Chunky » notamment, tout comme des sonorités plus « smooth » sur le planant « A fool no more » ou bien des morceaux nous rappelant des artistes comme Santana sur « Tribal Dance » ou « Proud Pinto »

  Le second nous délivre le meilleur du Peter Green Splinter Group et nous offre de fantastiques morceaux comme l’instrumental « Supernatural » ou bien l’excellent « I’m a Steady Rollin’Man » pour lequel Otis Rush a collaboré.

Quelques morceaux 

Blindside Blues Band

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  Et pour finir ces découvertes, attardons-nous sur un groupe proposant un blues bien pêchu : le Blindside Blues Band.

Rapide biographie 

  C’est après une tournée des clubs à San Francisco que le guitariste chanteur Mike Onesko est découvert par Shrapnel Records et fonde ainsi le Blindside Blues Band en 1993.

Le groupe a sorti pas moins de 13 albums dont le dernier, « Journey to the Stars » est sorti en 2016.

Sonorités 

  Comme dit précédemment, le blues proposé par le Blindside Blues Band est pêchu et l’ensemble propose des sonorités pouvant être inspirées de certains grands noms comme Joe Bonamassa ou Kenny Wayne Shepherd.

  Certains morceaux du groupe s’approchent même du rock’n’roll pur et dur comme « Rollin Down the Highway » ou « Freight Train » et son solo endiablé.

  Si l’on devait retenir deux albums, ce serait sûrement dans un premier temps leur dernière production : « Journey to the Stars » qui propose de nombreux morceaux très intéressants. Mais pour ce qui est du blues pur, on retiendrait plutôt les « Smokehouse sessions ». Cet album propose ainsi dix morceaux de qualité explorant de nombreux aspects du blues.

Quelques morceaux 

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