Plossu ou la photo métaphysique : exposition au Parvis de Pau

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Bernard Plossu – © Jean Baptiste HUYNH

Le photographe français Bernard Plossu est né au Viêt Nam en 1945. Son travail va commencer alors qu’il est tout jeune. En effet, en 1958, alors qu’il voyage avec son père dans le Sahara, il va photographier à l’aide d’un Kodak sa traversée du désert. Et c’est ainsi que débute alors son travail de reportage photographique. Il continua avec le Mexique où il a pu immortaliser la jungle du Chiapas. C’est ce deuxième voyage qui lui permit de créer l’une de ses premières séries, puis il continua les photos de l’Amérique avec des clichés de Californie ou des indiens Mayas. Dès 1970, Plossu crée la photographie « surbanaliste ». En s’inspirant du courant surréaliste, il met en avant la banalité de ce qu’il voit. Travaillant habituellement en couleur, il va en 1975, totalement changer de manière de photographier. Utilisant alors du noir et blanc, Plossu veut se démarquer de la photo commerciale et va donc se rapprocher de Claude Nori lors de la fondation des Cahiers de la photographie. Quelques années plus tard, le photographe va se mettre à la peinture et va partir pour les îles Eoliennes qu’il va immortaliser. Ce projet va ensuite être utilisé par la chaîne Arte lors de l’un de ses reportages. Assez connu dans le domaine, Plossu va avoir droit à deux expositions à Porto, au Portugal entre 1998 et 1999. En 2012, lors de son exposition Les Voyages mexicains à Besançon, le photographe va s’exprimer sur son oeuvre. Il va tout d’abord expliquer que cette série a été le fer de lance de son style. Ses photographies exploitent le souvenir personnel sans chercher à montrer quelque chose de particulier.

Plossu à Pau

Il est intéressant de voir que cette vision du photographe est bien plus complexe qu’il ne veut bien le dire. A l’entrée de la salle d’exposition de Pau, le commissaire a voulu placer une photographie bien mystérieuse. Il s’agit d’une rue qui donne sur une impasse… Du moins en apparence, puisqu’il s’agit d’un filet de stade de football. Cette sorte de piège est entouré par un bloc d’immeubles vides, ce qui montre un espace de liberté fermé et inhabité. L’Heure immobile de Plossu débute alors par une photographie métaphysique sur le regard de spectateur et sur ce que l’artiste veut montrer.

Au travers de ses voyages, Plossu a voulu capter le temps d’un espace bien particulier.

Le photographe interroge alors le bâtiment au travers de son esthétique. Ainsi sur la première image il faut se rendre compte de la présence de trois fenêtres fermées qui symbolisent le renfermement de la société actuelle. Une petite antenne met elle en évidence l’importance d’Internet et des réseaux sociaux. Sur le seconde image, Plossu nous exprime un instant t de cette terrasse. Le soleil à son zénith ne laisse aucune place à une quelconque ombre. Ainsi, les graviers décorent cet espace donnant sur le bord de mer. Une autre photographie nous montre un temple en reconstruction. Il est alors possible de visualiser la culture qui ressort de la nature.

Le photographe interroge alors le bâtiment au travers de son esthétique. Ainsi sur la première image il faut se rendre compte de la présence de trois fenêtres fermées qui symbolisent le renfermement de la société actuelle. Une petite antenne met elle en évidence l’importance d’Internet et des réseaux sociaux. Sur le seconde image, Plossu nous exprime un instant t de cette terrasse. Le soleil à son zénith ne laisse aucune place à une quelconque ombre. Ainsi, les graviers décorent cet espace donnant sur le bord de mer. Une autre photographie nous montre un temple en reconstruction. Il est alors possible de visualiser la culture qui ressort de la nature.

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© Bernard Plossu

Le commissaire Marc Bélit a ensuite créé plusieurs mosaïques. La première se concentre sur des images verticales prises dans le sud de la France. Une va par exemple s’intéresser à un arbre mort. Ce dernier, formant avec ses branches un homme, symbolise l’homme bloqué dans le temps. Pourtant, ce tronc semble avoir donné naissance à de nouvelles pousses, en arrière-plan. Une autre photographie se concentre sur une entrée « fermée » qui peut alors illustrer un monde à l’abandon. Bernard Plossu nous expose ainsi plusieurs fragments de temps de la France. Une deuxième mosaïque constituées de photo horizontales peuvent montrer des cartes ou bien peuvent servir lors des visites guidées. Les visiteurs peuvent alors se créer sa propre histoire au moyen de multiples images de la ville de Toulon.

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© Bernard Plossu

Avant de commencer la troisième mosaïque, le commissaire d’exposition a insérer cette image de route. Le photographe nous présente ici une leçon de perspective. En regardant au loin, le point focal est un arbre. Mais l’intérêt n’est pas que la route qui symbolise le voyage. Il faut en effet se concentrer sur la cheminée sortant de derrière un pan de mur.  Plossu va alors nous montrer un son goût pour le monde industriel. Vient ensuite la troisième mosaïque de la salle. Cette dernière expose de nombreux éléments pris en Espagne. Certaines photographies exposent une déclinaisons d’objets cubiques puis le voyage est de nous exposé avec la présence d’une voiture et d’autres véhicules. Une ultime rangée illustre une série d’éléments isolés dans l’espace, pris à part dans le temps. Arrive alors un bateau. Ce dernier, pris à Patras, illustre parfaitement les jeux de formes et d’ombres qui évoquent le départ.

Cette photographie exploite à son paroxysme l’intérêt pour le banalde Plossu. De plus, une véritable maîtrise de son cadre et de son sujet est nécessaire pour évoquer les nombreuses interprétations possibles. Tout un pan de mur est ensuite centré sur le travail de Plossu en lien avec le cubisme. Cette série nous montre alors une succession de bâtiments ou de véhiculent qui peuvent illustrent parfaitement cette vision de l’artiste. Une autre séquence se concentre sur l’Italie. Une des photographie peut être la métaphore de l’artiste. En effet, nous pouvons y voir un homme de dos, un appareil à la main. Il est en train de marcher dans les rues, imitant alors Plossu qui photographie uniquement ce qui capte son attention. Une autre image exprime la maîtrise des formes avec le cliché d’une affiche. De part et d’autres de ces deux photographies sont placées des photos de bâtiments à l’abandon, de ruines et de chemins ou de la mer.

Cette photographie exploite à son paroxysme l’intérêt pour le banalde Plossu. De plus, une véritable maîtrise de son cadre et de son sujet est nécessaire pour évoquer les nombreuses interprétations possibles. Tout un pan de mur est ensuite centré sur le travail de Plossu en lien avec le cubisme. Cette série nous montre alors une succession de bâtiments ou de véhiculent qui peuvent illustrent parfaitement cette vision de l’artiste. Une autre séquence se concentre sur l’Italie. Une des photographie peut être la métaphore de l’artiste. En effet, nous pouvons y voir un homme de dos, un appareil à la main. Il est en train de marcher dans les rues, imitant alors Plossu qui photographie uniquement ce qui capte son attention. Une autre image exprime la maîtrise des formes avec le cliché d’une affiche. De part et d’autres de ces deux photographies sont placées des photos de bâtiments à l’abandon, de ruines et de chemins ou de la mer.

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© Bernard Plossu

Une ultime série de trois image exprime à la fois la beauté, la force et l’intérêt d’un sujet banal. D’autres images évoquent l’absence, ne montrant que des bâtiments qui sembles à l’abandon. Trois nouvelles photographies sont la métaphores du voyages sur les mers. La dernière photographie, à part, intitulée Méta est une parfaite illustration de l’oeuvre de Bernard Plossu.

L’Heure immobile de Pau peut sembler vide d’intérêt pour certains mais la mise en scène révèle une complexité inattendue. Plossu, au travers de ces voyages, parviens à nous faire ressentir des émotions diverses et variées.

Article écrit par Andres Camps

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